hommage aux créateurs d’ECAM-CI

Publié le par eveilcameroun

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L’EVEIL DU CAMEROUN- CÔTE D’IVOIRE

 AWAKENING 0F CAMEROUN-CÔTE D’IVOIRE


 

CI  Loi n° 60-315 du 21 Septembre 1960 – Arrêté n°        997/DGAP/DAG/SDVA      

Rendre hommage aux créateurs d’ECAM-CI

 

                                       Chers compatriotes,

Nous sommes très heureux de vous accueillir dans cette salle, ce jour qui représente le 6ème anniversaire d’ECAM-CI.

En effet, c’est  depuis le 5 MAI 2005 que je suis à la barre de notre association ECAM-CI.

Comme toute œuvre humaine, il est bon de marquer un arrêt pour faire le bilan et se donner de nouvelles priorités et orientations.

C’est ce que nous avons essayé de faire depuis 2005 à nos jours.

En 2006 nous avons fait notre 1ère Assemblée Générale à l’hôtel AMANIEH de Marcory.

En 2007 ici même à la maison des anciens combattants, en 2008 au palais de la culture de Treichville, à la même salle où se sont déroulées les élections de la COCACI.

En espérant que, nos compatriotes viendront nombreux, mais la salle était occupée au tiers de sa capacité.

En 2008, l’Assemblée Générale de ma réélection, pour des  raisons pratiques, nous sommes revenus ici à la maison des anciens combattants et les choses se sont une fois encore bien passées.

L’année 2009, a été une année difficile pour la Côte d’Ivoire et celle que les camerounais n’oublieront pas de sitôt avec une participation record de plus de 700 personnes pour les élections de la COCACI.

ECAM-CI ayant été à l’origine et l’un des principaux acteurs de la COCACI avait tout sacrifié au prix même de son existence pour se mettre au service de la communauté toute entière. Tous les préparatifs avaient été pris en charge par ECAM-CI  à son siège.

Nous avons volontairement, mis toutes nos activités en veilleuse et  avons même  cédé notre siège. Avec la pression de nos membres qui ne voulaient pas entendre parler de l’arrêt d’Ecam-ci, il fallait trouver des mots justes pour les calmer. L’attente fut longue, mais nous voici, encore ici ce 10 Septembre 2011. Nous aurions du tenir notre Assemblée Générale au mois de Mai, mais cela n’a pas été possible avec tout ce que nous avons connu.

Cette année 2011, constitue au total quatre Assemblées Générales ordinaires organisées sous ma présidence en 6ans de fonction.

Je dédie personnellement cette Assemblée Générale 2011 à tous les camers de Côte d’Ivoire et qui se reconnaitront, qui ont œuvré de près ou de loin, qui m’encourageaient, même à des heures reculées de la nuit de tenir bon.

Je vous confesse avec forte conviction que quand les camers sont convaincus de la justesse, de l’importance d’une initiative ils s’y reconnaissent toujours. Les camers ont soif de la vraie justice,  de la vérité, de la démocratie. Cette Assemblée Générale va surement être la dernière pour moi en tant que Président d’ECAM-CI, je vais retourner à la base comme tous les autres membres pour continuer à soutenir notre œuvre commune.

Mais avant de partir j’ai l’obligation de faire l’état des lieux c'est-à-dire mon bilan.

  •    Sur le plan organisationnel, dès mon élection en 2005, je me suis attelé à ce que ECAM-CI soit officiellement reconnu jusqu’à la parution au journal officiel de la république de Côte d’Ivoire.
  •    Dès 2006 nous avons mené des négociations avec ECOBANK Cameroun et ECOBANK Côte d’Ivoire pour donner la possibilité à nos compatriotes, pour ceux qui le veulent d’avoir un compte d’épargne au Cameroun sans aucun dépôt initial.

Et ce fut un succès, mais pour des raisons que nous ignorons jusqu’à ce jour, la dame responsable d’ECOBANK Douala à l’époque et que je tais le nom volontairement son poste avait été menacé et l’opération a été stoppé.

En prenant une telle initiative c’était l’occasion de montrer que si le gouvernement de notre pays avait réellement la volonté de capitaliser la diaspora, il lui suffisait tout simplement de mettre les mécanismes de ce genre en place dans le monde entier. Mais pour d’autres raisons c’est seulement aujourd’hui que notre droit de citoyenneté est reconnu. Le mérite en partie revient aussi à ECAM-CI qui s’est investi durant ces six dernières années pour le droit de vote des camers de la diaspora. Je vous le dis aujourd’hui, nous avons écrit et beaucoup écrit  à tout le monde entier y compris le président Paul bya, car nous avions opté pour une lutte responsable de lobbying à l’endroit des institutions internationales et des personnalités.

Je l’ai toujours dit, et je le maintiens. Nous sommes estimés à trois (3) millions de camers à l’extérieur, si chaqu’un de nous épargne 10 000Frs CFA mensuel, cela va faire un apport liquide minimal dans notre système bancaire de 30 milliards Frs CFA/mois. Et quand on connaît le dynamisme des opérateurs économiques camerounais dans le monde c’est des milliers milliards que notre pays perd par sa propre faute ou refuse et préfèrent aller s’endetter auprès des institutions de breton Wood. Comment comprendre une telle démarche de nos autorités ?

Au lieu d’inciter à la création d’investissements par l’argent des épargnants camerounais de la diaspora, ce qui Créerait des emplois, le gouvernement lance des recrutements de 25.000 fonctionnaires alors qu’il n’a pas les moyens de maintenir et de payer ces emplois sur une longue durée. Et dont certains sont improductifs.

 

  •    Nous avons crée un siège que nous avons équipé avec nos modeste moyens.

·       Table de réunion.

·       Bureaux.

·       Matériels informatiques.

·       Internet.

·       Et même une infirmerie pour des soins et consultations primaires et préventives pour les plus démunis.

·       Des dons de médicaments nous venaient de l’Europe.

  •    Nous avons signé avec la SOMAVIE, un contrat d’assurance décès, avec aide pour funérailles et rapatriement de corps.
  •    Nous avons organisé dans cette même salle des séances de mobilisation de nos compatriotes chaque fois les Lions Indomptables venaient jouer en Côte d’Ivoire, pour mémoire, lors du match Côte d’Ivoire Cameroun, nous avons réussi à réunir avec l’aide des compatriotes qui nous ont fait confiance une somme de 500 000Frs pour acheter les billets aux compatriotes les plus démunis.

Le gouvernement Camerounais  a pris la décision d’offrir gratuitement les billets aux Camerounais de Côte d’Ivoire. Ce qui était d’ailleurs une bonne chose. Et nous avons donc en retour remboursé tous nos compatriotes qui nous avaient aidés au franc près.

Là encore ECAM-CI avait marqué positivement les esprits. Et nous avons estimé qu’il fallait bien communiquer et être proche de nos compatriotes car tout le monde n’avait pas accès à l’intérêt, et nous avons crée ECAM-CI NEWS, notre bulletin d’informations sur la communauté et les nouvelles du pays pour nos compatriotes.

  •    Sur le plan de la solidarité, nous avons aidé de nombreux compatriotes qui n’étaient même pas membre d’ECAM-CI sur leur lit d’hôpital, pour des maladies diverses, ceux qui n’avaient pas où dormir ou étaient de passage passaient certaines nuits au siège, …etc. Pour des raisons de décence nous ne les nommons pas, mais ils se reconnaissent.
  •    Sur le plan culturel et sportif, nous avons organisé une soirée récréative avec notre Ambassadeur comme invité d’honneur, pour lui souhaiter la bienvenue en Côte d’Ivoire.

Et c’est au cours de cette soirée et par ma voix que nous avons pris l’engagement de créer la COCACI. Et à cette occasion nous avons fait passer des spots et même certains compatriotes à la télévision comme invités pour la promotion de cette soirée.

 Nous avons livré des matchs amicaux de football avec la presse de Côte d’Ivoire (groupe olympe) qui ont été relayés dans les journaux Nous avons  à plusieurs reprises rendu visite à nos compatriotes détenus à la maca .

  •    Pour la structuration et pour se rapprocher d’avantage de nos compatriotes, nous avons crée et installé les délégués de zone qui étaient des démembrements d’ECAM-CI à Marcory, Zone4, Abobo, Yopougon, Treichville, Cocody.

Pour le rayonnement d’ECAM-CI hors de la Côte d’Ivoire, afin de porter le message de solidarité, de partage, de liberté de démocratie, de justice, de transparence, d’égalité, de fraternité, de mérite, nous avons crée le blog ECAM-CI, qui fait notre fierté, avec des messages d’encouragement qui nous parviennent par des autorités de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Afrique et de  France, des Etats-Unis, du Canada, et de tous nos compatriotes dans le monde.

Chers compatriotes, je ne le dirai jamais assez, nous devons faire d’ECAM-CI une référence, un model, une école. Car, nous, les Camerounais de Côte d’Ivoire devons être porteurs d’un message différent de celui des autres, car ce que nos yeux ont vu, ceux des autres ne l’on pas vu. Ce que nos oreilles ont entendu celles des autres ne l’ont pas entendu. Notre vie est singulière, non pas parce qu’elle est meilleure, mais tout simplement parce qu’elle est pleine d’enseignements.

Ce que nous avons appris, les autres ne l’ont pas appris. Ceci doit nous amener, à nous prononcer avec lucidité par rapport à la situation actuelle que vit notre pays pour la période prée électorale. ECAM-CI n’est certes pas une association politique, mais notre devoir citoyen nous engage par rapport aux problèmes politiques de notre pays et c’est même pour cela que nos suffrages sont sollicités. Les élections présidentielles enregistrent à ce jour 51 candidatures allant des plus fantaisistes, à celles du business et  à celles qu’on pourrait accorder du crédit pour peu qu’elles émanent des acteurs politiques connus.

Cette élection est loin d’observer les règles de transparence, les camerounais  et le monde entier le savent. Nous-mêmes ici à Abidjan avons relevé des manquements graves et l’avons signifié aux représentants d’ELECAM. Car il n’ ya eu que le personnel de l’ambassade qui a procédé à l’établissement de la liste électorale et non comme le stipulait l’article 4 du décret présidentiel, qui demandait que d’autres camerounais résidant en cote d’ivoire fasse partie de la commission.

Quand on sait que les élections mal organisées entrainent des frustrations, des désolations, et souvent des morts. Nous ne pouvons regretter que ce soit cette voix qui ait été empruntée par nos autorités.

Pourquoi emprunter des voix hasardeuses, incertaines qui pourraient nous amener vers le chaos et faire le lit de l’instabilité ?

Alors qu’entre Camerounais, nous finirons toujours par nous asseoir un jour pour des solutions consensuelles comme MANDELA et DECLERCK ont fini par le faire et bien d’autres.

Nous invitons le président BYA à  anticiper encore une fois en ouvrant le dialogue avec ses principaux challengers. Même à ce stade de la compétition, indéniablement cela va décrisper l’atmosphère. Le dialogue est l’arme des forts, on ne le dira jamais assez, il  est plus puissant que toutes les armes sophistiquées et même le BIR. Pourquoi hypothéquer les maigres acquis que nous avons.

Au  président BYA, le mot souveraineté nous revient ces temps ci dans les discours de son entourage. Mais pourquoi donc il continue de laisser se fissurer les murs de votre pays?

Il donne là l’occasion à l’étranger de s’y inviter et c’est ce à quoi nous assistons, avec les informations que nous fournissent WIKILEAKS sur Mr AMADOU Ali, ministre garde des sceaux, qui aurait fourni des informations confidentielles aux américains. Mr Mebe ngo’o, ministre chargé de mission à la présidence a aussi été cité.  Sans une démocratie consensuelle qui tienne compte de nos spécificités, voulue et conçue par nous et pour nous, nous donnerons toujours l’occasion à l’étranger d’ouvrir notre marmite. Regardez le Ghana, l’Afrique du sud, qui peut ouvrir leur marmite ?

Quant autour de vous, vous n’avez que des gens qui vous disent que tout est bien, YES Papa bya all thing fine,il n’y a rien en face ,il faut commencer à s’ interroger.

Excellence, Monsieur le Président désamorcer encore une fois, comme vous l’avez fait pour le vote de la diaspora, même comme nous ne sommes pas totalement satisfaits, en initiant un dialogue franc pour l’intérêt supérieur du Cameroun. Il n’est jamais tard.

Faire éviter que certains de vos représentants parlent aux autres Camerounais avec dédain, avec suffisance, avec un air de supériorité, d’intouchable, de seigneur et même de mépris.

Et ils se connaissent, ce n’est bon pour l’unité et la paix dans notre pays. Personne de nous n’a choisi d’être Camerounais, c’est le destin. Et le Cameroun est notre héritage commun.

Si nous avons le devoir de reconnaitre que c’est l’opposition qui a tracé les sillons de la contradiction politique au prix de beaucoup de sacrifices, nous noterons aussi que, Jusqu’à cette date l’opposition politique n’honore pas le Cameroun, elle est tout le contraire du Cameroun auquel nous rêvons tous.

Leur incapacité à donner du répondant et à s’organiser comme dans d’autre pays, pour inspirer confiance et donner espoir au peuple, montre le déficit de démocratie en leur sein. Et cela contribue en grande partie à décourager la masse critique dont parle l’offre orange de monsieur Hilaire kamga préfacé par le cardinal Tsumi.

A tous les compatriotes vivant ici en cote d’ivoire, ECAM-CI n’a jamais eu pour vocation de vaincre une association ou un frère, mais de convaincre par des idées et des actes novateurs, de complémentarité avec les autres. Nous ne sommes pas en concurrence et ne le serons jamais. Nous sommes complémentaires, mais dans la discipline et la justice.

Quant à la discipline, beaucoup d’entre nous ici, ont lu sur le net des calomnies, diffamations, et accusations graves pour atteinte à la sécurité de l’état du Cameroun portées contre ma personne, par l’ex secrétaire  général d’Ecam-ci ; Et cela depuis les élections de la cocaci. En 2009.Une lettre de suspension lui avait été signifiée.

Nous soumettrons, après décision du B.E  à l’A.G, tout à l’heure la Radiation de sieur Djadjo victor De notre association ECAM-CI ;

A tous les niveaux, nous devons nous souvenir que nous sommes condamnés à vivre ensemble. C’est ensemble que nous réussirons.

ENSEMBLE, NOUS REUSSIRONS. Ensemble nous………

Je vous remercie        

 Le Président

J. G. PRISO

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