INTERVIEW DE Mr Jean Genestar PRISO Président sortant d’ECAM-CI

Publié le par eveilcameroun

logo ecamciEVEIL DU CAMEROUN – CÔTE D’IVOIRE

AWAKENING OF CAMEROON – CÔTE D’IVOIREJean-Priso.jpg

      CI  Loi n° 60-315 du 21 Septembre 1960 – Arrêté n° 997/DGAP/DAG/SDVA

 

 

 

 

 

1)   Depuis les élections de COCACI, on est sans nouvelles, que devient Mr PRISO ?


Merci pour cette opportunité que me donne le BLOG ECAM-CI.

Mr PRISO se porte bien et je me suis adonné à d’autres objectifs notamment mes activités professionnelles après tout ce qui s’est passé depuis ces fameuses élections.


2)   Quelles leçons garder-vous de cette aventure de COCACI ?


J’ai encore beaucoup appris et surtout elle m’a permis de faire la connaissance de nombreux compatriotes.

Cette expérience a été très enrichissante pour moi, surtout de comprendre que les Camers ont réellement d’une telle organisation. Mais il faudra qu’elle soit crédible et répondent à leurs attentes.


3)   Le président élu a sollicité votre collaboration dans son bureau, mais vous avez refusé, pourquoi ?


C’est l’occasion pour moi de lui témoigner toute ma sympathie, car sans adversité dans le respect et la courtoisie, ces élections n’auraient pas drainé autant de monde, et je ne veux plus revenir sur ce qui s’est passé c’est le présent et l’avenir qui comptent.


4)   Les Camerounais reçoivent en copie, beaucoup de mails d’insulte vous concernant, notamment une accusation de tentative de coup d’état du régime en place.


Ce sont des affabulations d’une misère morale. J’ai une très haute idée de mon pays et beaucoup de respect et d’estime pour mes compatriotes.

Mon cœur est rempli d’amour et de justice, je ne saurai m’associer ni aujourd’hui, ni demain à de telles actions. N’en déplaise à mes détracteurs.


5)   ECAM-CI a beaucoup réclamé le droit de vote des Camerounais de l’extérieur, un décret autorisant ce droit vient d’être promulgué, quelles sont vos impressions ?


Elles sont bonnes, mais pas satisfaisantes; j’ai eu à réagir à cette question par un article sur le blog ECAM-CI, intitulé : Enfin, le droit de vote des CAMEROUNAIS de la DIASPORA. Mais les camerounais doivent s’armer de courage et de détermination, car rien ne se donne tout doit s’obtenir par le mérite.

Le bout du tunnel n’est plus loin, nous devons rester éveillés, solidaires et engagés. Une représentation des camerounais de  l’étranger au sein  de l’assemblée nationale de notre pays serait une très bonne avancée dans notre démocratie. Là ou tous les débat s qui engagent la nation se passent. Faire sauter le verrou de la double nationalité, pour capitaliser toutes ces intelligences camerounaises  dans le monde et enfin permettre les démembrements de la chambre de commerce camerounaise à l’étranger, animés par les acteurs économiques privés de la diaspora pour une économie offensive et créatrice d’emploi au Cameroun.

 

6)   Vos détracteurs vous traitent d’opposant au régime en place.


Si être du coté de la vérité, tourner le dos à la facilité, défendre les intérêts de la majorité, faire la promotion des valeurs morales comme l’égalité, la justice, la démocratie, c’est être opposant, alors je le suis.

 

7)    Mr PRISO dites nous par oui ou non si vous êtes membre d’un parti politique, car à vous écouter vous êtes en plein dans la politique.

 

Je vous comprends, en Afrique la politique est un totem. Dans son sens le plus large, c’est une méthode qui organise et développe une société. Si nous nous arrêtons à cette définition, nous sommes tous des acteurs qui participons à cette organisation et à ce développement.

Maintenant si vous parlez de la politique politicienne pour la conquête du pouvoir, non je ne milite encore à ce jour à aucun parti politique, car je me dois de respecter les engagements pris et acceptés auprès du gouvernement de Côte d’Ivoire, par le canal du Ministère de l’Intérieur que je remercie au passage de nous avoir fait confiance.


8)   Serez-vous candidat à votre propre succession ?


Je comprends que c’est une question qui fait l’actualité au niveau de nos états africains   et singulièrement dans notre pays. Mais la nouvelle génération que nous  revendiquons être, doit montrer le bon exemple et s’assumer pleinement. Et surtout montrer que la vie d’un être humain ne saurait s’arrêter  à un poste, fusse-t-il de président. Car il y a tellement à faire dans notre pays qu’on ne peut pas chômer. Les textes ne m’autorisent plus à être candidat, donc je ne serai pas candidat.

 

9)   Quel bilan pouvez-vous dresser d’ECAM-CI, à quelques jours de la prochaine Assemblée Générale ?

 

Je me réjouis du travail abattu avec mes compatriotes et proches collaborateurs, constance,  dévouement et surtout bénévolat  sont nos crédos. Chacun de nous a donné du sien du mieux qu’il pouvait. Le bilan pour moi est positif, et je ne saurais dresser ici le tableau des acquis. Mais ils sont nombreux dans nos esprits et par les faits.

De toute l’histoire de la communauté camerounaise en Côte d’Ivoire, un tel instrument n’avait existé  et suscité autant d’espoir, en  rassemblant autant de  camerounais sans distinction aucune.

 

       10) Quels sont vos meilleurs souvenirs à ECAM-CI ?


Heureusement que dans ce parcours depuis 2005 j’ai eu à travailler avec des compatriotes responsables, des pères et mères de famille, ce qui est pour moi une grande satisfaction, car nous avons passé des moments formidables dans la joie comme dans la peine. La création d’ECAM-CI à l’hôtel IBIS plateau et la promulgation de la loi sur le vote de la diaspora restent pour moi les meilleurs moments passés à la tète de notre association.

 

11) Nous voici à la fin cet entretien, votre mot de fin ?

 

Nous devons comprendre que nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de changer nos pratiques, car les choses changent et le monde évolue à une très grande vitesse. Laissons de côté tout ce qui peut nous diviser sur  les problèmes de personnes et d’ego, regardons l’essentiel qui nous lie et que nous avons en commun. Si nous réussissons, on dira que ces camerounais sont des champions, des gagneurs.

Je me permets de lancer une invitation à mes compatriotes, car nous avons tous perdu beaucoup de temps,  mettons nous ensemble pour soutenir le nouveau président d’ECAM-CI afin que cet instrument renforce la solidarité de notre communauté. Cessons de compter sur des personnes ou des institutions qui n’ont rien à voir avec notre quotidien. Comptons d’abord sur nous-mêmes.

Pour chuter, je voudrais inviter tous mes compatriotes résidant en cote d’ivoire de venir à la maison des anciens combattants de Treichville le samedi 10 septembre à 8h, afin de montrer à Elecam, qu’il s’est trompé, car il y a beaucoup plus de camerounais en cote d’ivoire que le nombre d’inscrits. Le délai était trop court.  Je vous remercie

 

 

Fait à Abidjan le 25/07/2011.

 

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