Message aux Camerounais
Chers compatriotes,
La nature ayant horreur du vide, L’EVEIL DU CAMEROUN - COTE D’IVOIRE en abrégé ECAM-CI, ouvre à tous les camerounais un espace De libre expression sur tous les sujets relatifs à un état de droit, à la bonne gouvernance, à la pratique de la démocratie, au combat contre l’impunité et surtout au renforcement des liens de fraternité dans un pays comme le nôtre où la diversité ethnique et linguistique constituent un atout majeur.
A cet effet, nous invitons tous les compatriotes de s’approprier ce blog afin qu’il serve de rampe de lancement des cris de cœur et d’idées fortes qui illustrent fidèlement les sentiments du peuple camerounais.
A l’occasion donc du lancement de notre blog, nous voulons marquer le coup en tenant compte de l’actualité brulante et qui interpelle plus d’un camerounais.
Après les épreuves de passage réussies pour l’obtention de la liberté et la consolidation de la démocratie en Tunisie, en Egypte et en cours dans bien d’autres pays, le Camerounais lambda ne saurait être indifférent à ces événements.
Ici nous voulons poser les jalons d’un cadre d’échanges, sans passion, en toute objectivité, tout en énonçant les problèmes qui sont les nôtres dans toute leur simplicité et nudité. Car c’est de l’avenir de notre pays dont il est question.
La notion d’EVEIL est une illumination qui désigne un état de conscience supérieur. Dans notre cas, c’est-à-dire la vie du citoyen hors de son pays d’origine, elle peut être décrite comme une vision directe du réel. C’est la raison pour laquelle à ECAM CI, nous avons toujours été constants dans notre démarche. Celle qui consiste à respecter les institutions et les autorités de nos pays d’origine comme d’adoption. Même si vous en conviendrez avec nous, observons beaucoup d’incohérences. Et nous avons toujours déclaré que personne n'a plus qualité à nous dire ce qui est bon pour nous que nous mêmes. En d’autres termes, ce n'est pas quelqu'un d'autre qui viendra insuffler le changement à notre place. La vraie mutation doit commencer en nous-mêmes et par nous-mêmes. C’est à dire la prise de conscience de notre existence.
Nous avons écrit, nous avons parlé à nos autorités pour que nos droits citoyens soient reconnus, mais à ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse ; ni par notre ambassadeur résident, ni par YAOUNDE. Il faut noter que cette demande n’est pas nouvelle, car bien d’autres l’ont formulée avant nous sous d’autres cieux. C’est l’occasion de remercier toutes les associations et sociétés civiles sœurs qui ont tracé les sillons et œuvrent pour la démocratie et la liberté au Cameroun.
Sans considérer ceci comme un mépris de nos autorités, ECAM CI a des raisons légitimes de s’en inquiéter et de se poser la lancinante question : qu’ont fait les jeunes du Cameroun pour mériter un avenir incertain ? A bien y réfléchir, le problème réside dans l’immobilisme de notre classe dirigeante en général et à la non tenue des promesses en particulier. En effet, bien que SEM PAUL BARTHÉLEMY BYA BI NVONDO II ait promis en 2009 à la jeunesse camerounaise un " plan national pour l'emploi des jeunes" financé à hauteur de 165 milliards de FCFA, les jeunes diplômés camerounais ont toujours du mal à trouver du travail. Le chômage et la pauvreté ont même atteint dans notre pays des niveaux inégalés. Nous en sommes là quand en février 2011, le Chef de l’Etat fait une autre promesse à la jeunesse, celle de permettre à près de 25 000 jeunes d’être recrutés à la fonction publique. Quand on sait d’une part que nos fonctionnaires sont mal payés- ce qui encourage d'ailleurs la corruption- et d’autre part que toutes les administrations du monde cherchent à dégraisser les effectifs pour plus d'efficacité, on est en droit de se demander si cette énième promesse sera tenue.
En tout état de cause, la jeunesse camerounaise a intérêt à se mettre au travail et à opiner sur ce que sera son avenir dans 5, 10, 15 voir 20 ans. Selon les données du dernier recensement, 77% de la population camerounaise a moins de 35 ans, ce qui représente plus de 14 millions de camerounais, sans compter nous autres qui vivons à l’extérieur. Ne constituons-nous pas une force suffisamment représentative pour que nous commencions dès à présenter à compter sur nous-mêmes ?
N’occultons aucun débat, nous suivons avec une attention toute particulière l’actualité qui a cours en ce moment au Cameroun, et rien ne saurait justifier, notre inertie, notre insensibilité, et notre indifférence, par rapport à ces enjeux et challenges que nous Camerounais de l’extérieur devons relever. Même si nous n’avons pas réussi à nous organiser comme nous l’aurions souhaité, ce n’est pas grave .Car l’essentiel demeure dans notre volonté d’œuvrer pour un Cameroun meilleur, en maintenant le cap vers un avenir radieux pour les générations futures.
Que DIEU bénisse le CAMEROUN !!!
J.G.PRISO